api beurzdai tou mi

Publié le par theb

Bonjour,
demain 16 Septembre 2007 c'est mon anniversaire.
J'ai 20 ans, et ça me fait ni chaud ni froid.



Hum...
Enfin presque.

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Anaïs 16/04/2011 22:55



mdr ! j'adore la gueule que tu as fais pour tes 20 ans ! excellent !


a+



Le Bouilleur d'Enfants 26/10/2007 12:31

A-t-on besoin de corps pour penser ? Le thème des relations entre l'esprit et la matière, respectivement « penser » et « corps » dans l'énoncé, prend une importance considérable dans la philosophie des sciences depuis les bonds que font la biologie et les études scientifiques du cerveau. Cependant, tout progrès avançant, nous ne parvenons pas « scientifiquement » à savoir ce que les processus mentaux ont à voir avec les processus cérébraux de façon, comme disait Descartes, « claire et distincte ». De plus, la question en elle même inclut un présupposé : le « on » indique qu'il doit exister un sujet pensant auquel on interroge son rapport de nécessité ou de contingence avec la matière. L'énoncé analysé nous porte donc plus à nous intéresser à la relation entre la pensée et le corps plutôt qu'à la définition de la pensée à partir du ou des concept(s) de corps. La plus grande part de notre raisonnement devra donc suivre le chemin du dualisme entre l'âme et le corps. Ce dualisme repose sur le questionnement entre la conscience, c'est à dire le sujet présupposé par le « on », et le corps biologique ; mais aussi sur l'influence du monde matériel, événementiel et corporel, car le concept de corps ne renferme pas uniquement le corps biologique, sur le développement de l'esprit de ce même sujet. On ne peut cependant en rester à cela et il nous faudra nous pencher de bien plus près sur les relations entre l'esprit et la matière, afin de voir si le dualisme est la seule façon de penser ce problème.


L'esprit ou encore l'âme sont imaginés chez le plus grand nombre, de façon quasi innée, comme un pilote immatériel et immortel, un peu mystique aussi, qui commanderait au corps. Cela se retrouve notamment dans les rites funéraires religieux, antiques comme modernes. Le véhicule corporel meurt et le pilote spirituel s'en détache pour aller au Royaume d'Hadès, au Paradis ou en Enfer. Il rejoint le ou les Dieux. L'Âme est la partie divine et infinie du sujet terrestre et fini.

De cette opposition naît le problème de la nature de la relation de l'âme de l'homme et de son corps. Descartes nous indique cela comme l'opposition de la substance immatérielle, l'esprit, dont l'attribut est la pensée, et la substance matérielle, le corps, dont l'attribut est l'étendue qui permet une science du corps. Bien que pour lui, le problème de l'union des deux substances ne peut être penser philosophiquement bien que l'on sache « clairement et distinctement » qu'elle existe, et ne doit être l'objet que des discussions et non des grandes réflexions, nous nous y intéresserons plus profondément.

Le corps, en tant que substance matérielle, répond entièrement à la physique mécanique. On peut alors considérer ce dernier comme une machine. Mais alors, comment comprendre le fait que, par exemple, nous puissions influer en fonction de notre volonté, et donc de notre esprit, substance immatérielle, sur un système neuro-végétatif tel que la respiration ? Comment la « chose pensante » du sujet peut-elle interagir avec le corps qui semble lui être assigner de façon physique ? Quel est le rapport entre les impulsions électromagnétiques cérébrales et la pensée ?

Ces questions mènent inévitablement au fait que notre corps et notre esprit sont unis de quelque façon que se soit. En effet, bien que contrôlée par le bulbe céphalo-rachidien, de façon passive et purement mécanique, la respiration par action de la volonté de la pensée peut être contrôlée de façon active. Ainsi, nous pouvons définir une première relation entre l'âme et le corps : ce dernier correspond à une mécanique passive et subie alors que la première correspond à une volonté d'action ordonnatrice. L'analogie initiale du pilote est donc tout à fait valable en analysant le côté de puissance de contrôle du corps de l'âme.

Cette union appelle elle même au questionnement. En effet, décrire le corps comme une mécanique passive et subie mène en fait à une définition du corps comme pure machine et l'esprit comme volonté d'action ordonnatrice à une définition de l'âme comme siège de la réflexion. Or le corps soumis au manque montrera des signes d'attente de comblement de ce manque et, sans l'esprit, fera tout pour le combler jusqu'à apparition d'un nouveau manque. Le contrôle qu'apporte l'esprit se base alors sur la réflexion : est-il nécessaire que je comble ce manque ? Est-il en mon pouvoir de la combler ? Quelles conséquences cela peut-il entraîner ? et caetera... Le contrôle spirituel sur le corps est donc un contrôle de rationalité.

Cependant on s'étonnera de voir que ce qui sépare la machine de l'esprit se base plus dans l'irrationalité que dans la rationalité. En effet, si l'on prend un ordinateur, sa programmation permettra la résolution de problèmes rationnels bien plus complexes que l'esprit humain seul est capable de résoudre ; la connectivité de deux synapses nerveuses est chose bien plus rationnelle que la dissertation que j'effectue ici même ; alors que l'ordinateur et les synapses sont compris dans des systèmes rationnels déterminants, l'esprit est libre de toute rationalité, il peut imaginer, inventer, faire des choses irraisonnés, sans motif valable, non comprises dans des bornes préétablies.



Le paradoxe du fait du contrôle rationnel de la machine rationnelle poussée au désir par l'esprit caractérisé par sa capacité à l'irrationalité nous entraîne vers la deuxième partie de notre réflexion. En effet, il va nous falloir étudier en quoi le monde corporel influe sur l'existence de l'âme.

Afin de bien comprendre les relations esprit-matière, prenons l'exemple d'une sensation quelconque. Si je touche l'ampoule de ma lampe, j'ai mal. L'agitation moléculaire à la surface du verre provoque l'activation de terminaisons nerveuses au niveau de la paume de ma main. Une impulsion électrique parcourt alors les nerfs centripètes, parvient à la moelle épinière, remonte jusqu'au et y excite et inhibe des neurones provoquant certains réflexes tels que le retrait de ma main via contraction de muscles dans le bras et l'avant bras.

A toute cette description matérialiste de ce qui se passe au sein de mon corps, j'ajoute le fait que j'ai mal. Je ne peux le prouvé, on ne peut me le nier. Je l'annonce, j'ai mal. D'un mouvement de particules à l'échelle moléculaire, j'ajoute un jugement de douleur. D'un stimulus matériel, d'un processus biologique, je déduis une représentation, c'est à dire l'ajout d'un jugement. Autrement dit, cet objet de mon esprit qu'est cette douleur n'est qu'une valeur ajoutée à la matérialité des processus biologiques. Le monde matériel est ainsi nécessaire à cette certaine catégorie de la pensée qui sort, bien que incontestablement vraie, du champ de la physique.

La relation entre cette perception et son interprétation mentale semble obscure. Leibniz posera une harmonie préétablie entre toutes les substances du monde. Chaque substance a en elle une vision de l'univers qui, communiquée à d'autres substances grâce à Dieu forme un ensemble logique, cohérent, une Harmonie. Ainsi, les effets biochimiques de la brûlure de la paume de ma main en tant que substance communique à la substance de mon esprit le fait que cela provoque la douleur afin qu'au mieux ce dernier évite les sources de chaleurs pour ne plus endommager mes cellules du point de vue matériel et aussi pour ne plus souffrir du point de vue spirituel.

Une autre théorie dite épiphénoméniste insiste sur le fait qu'il n'y a aucun rapport du mental au physique. Cette théorie repose principalement sur la connaissance du cerveau puisque d'après elle, un événement mental A est grâce à un événement physique a et que cet événement physique a provoque un ou plusieurs autres événement n. Si l'on prend comme événement mental A le fait de vouloir illustrer ma dissertation par le fait de poser ma main sur ma lampe, l'épiphénoméniste expliquera cela par l'évènement physique a qui est un déclenchement de certains neurones. Ce même événement physique a provoque l'évènement physique n : la contraction de nombreux muscles afin de diriger ma main sur l'ampoule.



Seulement de toutes ces théories, parvenons nous réellement à une explication « claire et distincte » des relations entre mental et corporel ? Je n'en suis pas persuadé. Voilà pourquoi il me semble essentiel de regarder si il n'existe pas d'un côté des objections au dualisme, et de l'autre des théories qui tente de nous en sortir.

La première objection que l'on puisse faire au dualisme, qui est en même temps une preuve du rapport étroit entre la conscience, la pensée, et le cerveau, est une observation simple mais radicale. Tout dégât cérébral affecte l'esprit, par perte de mémoire lors d'une chute par exemple ou encore le changement de personnalité par la prise répétée de drogue. Cette objection à été émise par Paul Churchland, un philosophe canadien du vingtième siècle.

Une autre objection viendrait du moment où intervient l'apparition de la conscience. En effet, si l'on considère la biologie actuelle, une première théorie vient interroger tout dualisme, celle de l'Evolution. Si l'homme est le fruit de mutations aléatoires répétées sur des millions d'années à partir d'organismes unicellulaires eux même créés par agglomérations de molécules, quand intervient l'ajout de la conscience ? Sur le même principe, puisque la procréation est un phénomène mécanique connu de combinaison de gamètes dont la composition purement machinale ne fait aucun doute parmi la communauté scientifique de deux individus, à quel moment la conscience apparaît-elle ?

De plus, on peut analyser le concept d'intériorité vis à vis du problème entre le corps et l'esprit. Comment savoir si l'autre pense ? En effet, tout ce que l'on sait de l'autre n'est que les simples activités physiques de cette personne. Qui me dit que ce ne sont pas des automates pour reprendre l'exemple de Descartes ? L'expérience de la Santé est une expérience absolument personnelle.

Enfin, on peut considérer de plus les théories de Spinoza comme un monisme allant à l'encontre du dualisme, ou alors au moins comme un parallélisme. En effet, pour Spinoza « l'âme et le corps sont une seule et même chose qui est conçue tantôt sous l'attribut de la Pensée, tantôt sous celui de l'Étendu ». Cela signifie que l'esprit et la matière proviennent d'une même substance et que l'Âme et le Corps ne serait que des manifestations de cette substance par deux voies différentes : la pensée et l'étendue.



Pour conclure, il est noter que tout ce que j'ai pu dire ici n'est qu'un morceau de la myriade que l'on peut rapidement considérer comme insoluble de questionnement sur les relations privilégiées en notre corps et notre conscience, entre la matière et l'esprit et quelques antithèses possibles. Cette question passionnante à mon point de vue est aussi et surtout une question éminemment difficile à saisir et dont toute solution amène des problèmes moraux.

bel 21/10/2007 22:07

Bon anniv' très très très mais vrmt très très très en retard, au même tps je te connaissais pas ein!! bsx ^^

Romain 26/09/2007 17:27

Hey, tu me l'avait cacher que c'était ton anniversaire!! Et bien je te le souhaite en retard, mais comme ça tu pourra te mettre quelque chose de bien de ma part!! Salut à toi fion huileux!

Louis 25/09/2007 03:43

Hahahahahahaha !
Bonne anniversaire en retard, fion huileux !
 
Et à bientot pour le prochain GangBang.